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Vin > Cépages > Gamay Chaudenay
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 | Gamay Chaudenay |
M. Bidault, vigneron à Chaudenay, constata en 1832 la mutation d’un pied de Gamay de Bouze rapporté du village de Puligny-Montrachet. Il le multiplia puis le répandit à travers la Saöne-et-Loire.
Le Gamay Chaudenay bourgeonne tôt. Les jeunes feuilles sont bronzées. Les grappes sont petites et les baies sont également petites ou de taille moyenne (leur pulpe est colorée lorsqu’elles sont mûres). Le Gamay Chaudenay mûrit tôt.
Le Gamay Chaudenay est un cépage peu vigoureux mais très fertile (son rendement peut atteindre trois cents hectolitres par hectare). Il craint les maladies du bois, les jaunisses, la pourriture grise (ses grappes compactes favorisent son expansion d’une baie à l’autre), l’excoriose et les vers de la grappe. Le Gamay Chaudenay est parfois sensible au millerandage lorsque les conditions climatiques sont défavorables lors de la floraison.
Le Gamay Chaudenay donne un vin d'un rouge intense mais sans arômes.
Le Gamay Chaudenay ne peut représenter qu'une faible proportion de l'encépagement du vignoble du Beaujolais, des coteaux surplombant la ville de Lyon et du Poitou.
Appellations autorisant l'utilisation du Gamay Chaudenay
Beaujolais
Beaujolais
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Beaujolais nouveau
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Beaujolais Villages
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Loire
Haut-Poitou
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Lyonnais
Coteaux du Lyonnais
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L'Appellation d'Origine Contrôlée Beaujolais Villages
Les viticulteurs installés dans plusieurs villages du Beaujolais obtinrent en 2011 le droit d’accoler la mention Villages à l'Appellation d'Origine Contrôlée Beaujolais pour garantir la provenance de leurs vins issus entre autres du Gamay de Chaudenay. Elle impose notamment que son rendement ne dépasse pas cinquante-huit hectolitres par hectare et que sa richesse en sucre atteigne au minimum cent quatre-vingts grammes par litre de moût pour les vins rouges et cent soixante-dix grammes par litre de moût pour les vins rosés. Le titre alcoométrique volumique naturel des vins ne peut pas être inférieur à dix et demi pour cent.
Les vignes sont disséminées sur les versants des derniers contreforts du Massif Central (Monts du Beaujolais). Elles captent les minéraux essentiels à leur croissance dans des sols composés de granit au nord et de calcaire, de grès et d’argile au sud. Le calcaire, très filtrant, évacue également l’eau tandis que l’argile en retient quelque peu. Les vignes s’hydratent régulièrement grâce à ce réservoir d’eau notamment en cas d’intenses chaleurs. Le climat océanique dégradé aux influences continentales et méditerranéennes favorise aussi le développement des raisins.
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